Octobre Rose : et si la prévention commençait par une discussion ?

Cancer du sein : pourquoi connaître son histoire familiale peut aider

Environ 5 à 10 % des cancers du sein sont liés à une particularité génétique héréditaire, comme une mutation des gènes BRCA1 ou BRCA2. Celle-ci augmente aussi le risque de cancer de l’ovaire ou du pancréas. Elle se transmet par la mère ou par le père, et chaque enfant a une chance sur deux d’en hériter. Rassurons-nous, en hériter ne signifie pas « tomber malade », mais cela justifie un suivi renforcé.

Encore faut-il savoir qu’elle existe dans la famille…

Quand la maladie devient un secret de famille

Les cancers, comme nombre d’autres maladies, sont parfois un secret bien caché, un tabou, une « malédiction » dont on ne souhaite pas parler en famille, pour protéger, ne pas inquiéter, parce que c’est trop douloureux… Mais à quel prix ?

Je ne dis pas que le silence transmet la maladie. Mais le silence occulte des informations importantes et peut retarder un rendez-vous, un dépistage, une question posée au médecin.

Or nous savons aujourd’hui qu’un cancer du sein dépisté tôt se soigne bien plus souvent.

Ma conviction personnelle, c’est que ce qui ne se dit pas peut parfois (souvent ? systématiquement ?) peser lourd. Mettre des mots sur ce qui a existé permet de savoir, de comprendre et de redonner à chacun le pouvoir d’agir dans son présent.

Mon accompagnement ne remplace en aucun cas un suivi médical. Il accompagne une démarche de prévention en aidant à lever les silences.

Antécédents familiaux : par où commencer ?

Savoir que plusieurs proches ont eu un cancer, quel qu’il soit, à quel âge et dans quel contexte, peut permettre à votre médecin de vous orienter vers une consultation et d’adapter votre suivi.

  • notez les cancers connus dans votre famille, côté mère et côté père
  • indiquez le type de cancer et l’âge au diagnostic
  • recoupez les informations auprès de vos proches
  • partagez ces informations avec votre médecin

Le dépistage, pour toutes

Avec ou sans antécédents, le dépistage reste la meilleure arme.

Alors, si ce mois d’octobre était, au minimum, l’occasion d’en parler au prochain déjeuner de famille ?

Je suis Tiphaine Coulombier, psychogénéalogiste à Saint-Armel (35)
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